Le saviez-vous ?
25%
des travailleurs européens se plaignent de maux de dos
Source : agence européenne pour la sécurité et la santé au travail - 2007
Les troubles musculo-squelettiques (TMS), une réalité sociale et économique
Les TMS génèrent une perte de performance pour l’entreprise, liée à l’absence des salariés, à la désorganisation et à la baisse du niveau de qualité, de la productivité et de la motivation. Les TMS constituent également un risque de dégradation de l’image de l’entreprise qui peut se traduire par des difficultés de recrutement… Enfin, le reclassement des salariés touchés par les TMS représente un coût social et économique important.
Vous avez dit TMS ?
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) regroupent une quinzaine de maladies qui affectent les muscles, les tendons et les nerfs des membres supérieurs (épaule, coude poignet, doigt) et inférieurs (genou, cheville, pied) et de la colonne vertébrale. Les TMS les plus répandus sont les tendinites de l’épaule, l’épicondylite (coude), le syndrome du canal carpien (poignet) et les lombalgies (dos).
Les conditions du travail sont le facteur principal des TMS : travail en force, gestes répétitifs à cadence élevée, positions pénibles, postures prolongées, maniement de charges lourdes, vibrations, froid… Une organisation de travail inadaptée, avec un temps de récupération insuffisant et des situations de stress au travail (sentiment d’isolement, pression des résultats…), contribuent également à accroître le risque de TMS. C’est une combinaison de ces facteurs qui, au cours de la vie professionnelle, peut entraîner des douleurs, allant jusqu’à l’incapacité à effectuer un geste, parfois à l’origine de la perte de l’emploi.
Dépistage
La phase de dépistage doit permettre d’identifier et de comprendre les situations à risque au sein de l’entreprise.
Elle aboutit à un diagnostic partagé par les parties concernées et élaboré en prenant en compte l’ensemble des facteurs qui concourent aux TMS (répétitivité, effort, amplitudes articulaires, vibrations, environnement physique, organisation du travail etc.).
Des outils simples [1] et rapides à utiliser pourront permettre d’apprécier, pour les différents postes de travail, les facteurs de risque
Dans un second temps, un entretien avec le médecin du travail permettra de prendre connaissance de l’existence ou non de TMS dans l’entreprise.
C’est alors que la mise en œuvre d’une étude ergonomique sera décidée, selon le diagnostic obtenu.
Intervention
La phase d’intervention s’appuie sur le diagnostic obtenu. Elle a pour objectif de faire évoluer les situations de travail et d’améliorer les conditions de travail afin de réduire le risque de TMS. Elle s’appuie sur une démarche ergonomique et doit aboutir à une transformation des conditions de travail.
Trois étapes vont structurer l’intervention : la mobilisation des acteurs, l’investigation et l’analyse des situations de travail puis la mise en œuvre des transformations envisagées. Les modifications proposées peuvent porter sur les différents facteurs de risque : conception des outils, aménagement du poste de travail, organisation de la production etc.
Ces transformations sont propres à chaque entreprise et doivent être planifiées et évaluées dans la durée.
Enfin, pour être durables, la prise en charge et la prévention des TMS impliquent de la vigilance et de l’anticipation pour faire face au contexte évolutif dans lequel se trouvent les entreprises.
Tous mobilisés
L’efficacité d’une démarche de prévention est liée fortement à l’implication de tous les acteurs de l’entreprise. Il est nécessaire que la direction, l’encadrement, les salariés, les représentants du personnel et les services de santé au travail s’accordent pour agir ensemble.
Parce que les TMS sont des maladies d’origine multifactorielle, les pistes de prévention sont multiples et s’appuient sur des actions croisées. Elles nécessitent un travail d’équipe où chacun apportera ses compétences et son expérience.
Pour les petites entreprises qui ne disposent pas en interne des compétences en matière de prévention, différents services de prévention des risques professionnels (CRAM, CGSS, ARACT, OPPBTP, MSA…) peuvent les accompagner dans cette démarche.
Pour approfondir
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Les TMS peuvent se prévenir
Découvrez les différentes étapes d’une démarche de prévention.




